Fotoba : des femmes s’adaptent à l’agriculture moderne

Khessatv.net : à Fotoba, la pêche est l’activité principale des habitants. À côté de cette pratique, les femmes développent la vente de poisson dans les marchés. Les femmes ont pris un nouveau virage. Elles se lancent désormais dans l’agriculture, convaincues que la terre est un levier d’autonomisation et un rempart contre la faim. « Quand les ventes de poisson ne suffisent plus, la terre peut encore nourrir nos familles », disent-elles avec espoir. Grâce au projet porté par le Club d’Agriculture, les femmes travaillent déjà sur plus de 20 hectares de terres.Bien que ambitieuses, le travail avec des outils rudimentaires a ses limites. Certaines tâches physiques leur sont difficiles, et les moyens techniques font défaut. C’est pourquoi, elles sollicitent l’aide des jeunes pour les travaux lourds et appellent à un soutien matériel pour accroître le rendement. Pour elles, l’agriculture est plus qu’une activité : c’est un acte de survie, une voie vers la dignité. « Avant, la pêche nous permettait de nourrir nos familles, mais aujourd’hui, c’est devenu compliqué. Après plusieurs réflexions, nous avons pensé à l’agriculture. Parce que si, par exemple, le pêcheur rentre bredouille, on peut quand même préparer du manioc pour nourrir la famille. C’est pourquoi nous avons déjà défriché 20 hectares dans un premier temps, et nous souhaitons avoir encore plus de terres à cultiver, mais pour cela, nous avons besoin de l’aide des jeunes pour certains travaux physiques que nous ne pouvons pas faire nous-mêmes. Avec des machines, ce serait encore plus rapide, plus efficace, et cela nous permettrait d’obtenir une récolte en qualité et en grande quantité », explique Jeanne Kourouma, bénéficiaire du projet. À part Fotoba, le Club d’agriculture est aussi installé dans les préfectures de Fria, de Kindia et de Forécariah. Objectif, aider les communautés dans leurs activités agricoles. Mariama Fodé Camara